Symonds prédit une convergence des (...)

La F1 compte sur le plafond budgétaire pour continuer à réduire les écarts entre les équipes. Pat Symonds, le directeur technique du projet des F1 2022 pour Liberty Media, explique que les décisions qu’il a prises conjointement avec Ross Brawn devraient continuer à porter leur fruit au fil des prochaines années.

“Si l’on revient en 2017, quand Ross et moi sommes arrivés pour voir comment devait être l’avenir, tant sur le plan technique que sportif, une des ambitions que nous avions n’était pas seulement que les voitures puissent se suivre, mais aussi de rapprocher le peloton” indique Symonds.

“On s’est fixé un objectif rationnel car il y avait depuis plusieurs années 3 % d’écart entre l’avant et l’arrière de la grille, et nous voulions réduire cela de moitié. Il faut un objectif ! On ne l’a pas encore fait mais on s’en approche.”

“Chaque équipe est limitée en recherches aérodynamiques, mais celles de derrière peuvent en faire plus que celles devant. C’est une des choses qui réduit les écarts, et le plafond budgétaire est la chose principale.”

“Les équipes à l’avant dépensaient une fortune pour chaque petit détail et elles ne peuvent plus le faire. On a vu cette année que Haas était compétitive, et que le peloton était serré. Donnez encore un peu de temps et ça sera de plus en plus comme cela.”

Privilégier la performance moteur, une bonne idée ?

Symonds pense que les écuries ayant choisi de privilégier la performance moteur au détriment de la fiabilité pourraient en tirer un avantage, malgré le fait que les modifications sur les blocs propulseurs seront très limitées.

En effet, leur développement est gelé jusqu’à la fin de la saison 2025 et les motoristes ne peuvent demander des exceptions qu’en cas de problèmes de fiabilité. Selon lui, cela permettra notamment à Ferrari et Renault de perfectionner leur V6 hybride pendant les trois années à venir, ce que Mercedes ou Honda auront peut être du mal à faire.

“C’est intéressant, car un des changements cette année, qui est passé sous le radar, est que nous avons gelé les moteurs jusqu’en 2025. Et la raison à cela est qu’il y a de nouveaux moteurs en 2026 et que nous ne voulions pas qu’il y ait un travail parallèle, car c’est très cher.”

“Donc la décision a été de geler les moteurs, surtout en fin d’année dernière, avec quelques pièces qui pouvaient évoluer cette année. Avec le moteur gelé, la règle autorise à régler les problèmes de fiabilité.”

“Et ce qu’a fait Ferrari, et je les admire pour cela, c’est de pousser à la limite, ils sont allés bien plus loin en matière de développement tout en sachant qu’ils auraient des problèmes de fiabilité qu’ils pourraient régler.”

“Et ils pourront profiter des fruits de leur labeur en 2023, 2024 et 2025. Mercedes a choisi une approche plus conservative et a eu une très bonne fiabilité, tout en perdant peut-être un peu de performance. C’est une stratégie pour les années à venir.”

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